HUMEUR

Confidences // Les péripéties sur mon bras

J’en parle un petit peu dans mes articles ou dans mes posts instagram, mais l’histoire n’est pas bien claire. Du coup, je me suis dit que ce serait peut être bien de tout vous expliquer sur les péripéties de mon bras.

Depuis cet hiver, je me suis mise au vélo pour me rendre au travail. Oui, le vélo, c’est rapide, écologique et ça fait faire du sport. Tu parles ! Si j’avais su, je me serais plus rendu à la salle de sport et ça aurait été plus simple.

Tout à commencé il y a environs deux mois, je partais comme d’habitude au travail en vélo. Comme d’habitude, j’étais en retard et encore comme d’habitude, j’allais vite pour essayer de rattraper du temps. Ce matin-là, j’avais un gros sac lourd avec moi (vous voyez ce que je veux dire, plus le sac est gros et plus il y a de choses inutiles à l’intérieur). J’étais donc sur mon vélo, à neuf heures du matin, avec mon gros sac sur l’épaule droite. Il commençait à tomber et j’ai voulu le remettre, c’est là que j’ai dû faire sans m’en rendre compte un mouvement avec ma main gauche qui a fait tourner et bloquer la roue avant du vélo. Sur une route en pente, il n’en fallut pas plus pour me faire passer par-dessus le vélo et retomber sur le sol un mètre devant. Tout devient un peu vague. En gros, j’ai fini aux urgences avec un traumatisme crânien (mais j’étais consciente)une micro fracture du genou droit et ce que je pensais être juste le coude déboité se transforma en fracture de l’olécrane ( l’os qui forme une bosse sur le coude). Je suis restée aux urgences toute la journée pour être opérée du bras gauche le lendemain sur les coups de 15h. Deux jours à jeun, autant vous dire une éternité.

L’opération a consistée à installer deux broches dans l’avant-bras en partant du coude pour maintenir l’olécrane en place. Puis mettre une barre en fer avec deux vices pour que les mouvements quotidiens ne déplacent pas les broches. Je dois garder le matériel dans mon bras jusqu’en octobre. À ce moment-là, mon os sera consolidé, ils me réopéreront et retireront tout le matériel. A mon réveil, je ne vous raconte pas la taille ni la couleur de mon bras. Je suis enfin sortie de l’hôpital cinq jours plus tard avec une jolie cicatrice de 19cm (immense donc), 20 graphes, un bras tout bleu et une attelle.

Une fois chez moi, j’ai heureusement des anti-douleurs à prendre plusieurs fois par jour. Les premières nuit on étés compliqués, je ne savais pas comment me mettre, j’avais de grosses douleurs dans tout le bras et rien ne les faisait s’arrêter. Au bout de quelques jours, la douleur passa. 

Une semaine après se déclenche un mal d’estomac et des nausées. C’est là qu’arrive la péripétie numéro deux ( la première, c’était la chute). J’ai mal réagi au Tramadol, un anti-douleur que beaucoup ne supportent pas et qui donne des nausées, mal de ventre, fatigue et parfois même déprime. Je vous rassure, je n’en suis pas arrivée à ce point, je me suis arrêtée à la fatigue. J’ai alors arrêté de les prendre et j’ai continué avec des Paracétamol. Même s’ils ne font pas grand chose, la douleur était supportable.

Trois semaines plus tard, l’infirmière qui venait à domicile tous les deux jours m’a retiré les agrafes. Quand il y en a plus de dix, ils les enlèvent en deux fois. On me les à alors retirés le samedi et le lundi. La encore ce n’est pas un des meilleurs moments, mais c’est supportable. Surprise Florette tu découvres ta cicatrice ! 

Mercredi matin, alors que normalement la plaie était entièrement refermée, je dis bien normalement, la péripétie numéro trois fait son entrée. À la sortie de la douche, je regarde mon bras dans le miroir et m’aperçois que la plaie s’est réouverte sur la zone du coude. Vous imaginez mon état ! Prise de panique, je fonce au cabinet d’infirmiers pour une consultation en urgence. J’en ressort avec le bras remplis de strips, ces petits pansements spécial pour les plaies. En ne bougeant pas trop et en faisant attention les jours suivant, tout est rentré dans l’ordre assez vite.

Je suis restée avec l’attelle quatre semaines au total. Entre chaleur et irrésistible envie de bouger le bras, ça devenait un supplice. Hallelujah, le chirurgien m’annonce que je peux la retirer et commencer la rééducation. Depuis, je me rends trois fois par semaine chez le kiné pour une rééducation. Petit à petit, je réapprends à plier et tendre le bras. Pour vous décrire la sensation, c’est comme s’il y avait un petit caillou dans les rouages du coude, et qu’a chaque mouvement, il se bloque. J’en profite pour vous conseiller mon kiné, il est tout simplement génial ! Grace à sa rééducation, je reprends depuis quelques semaines un rythme de vie comme avant. J’arrivais de plus en plus à plier le bras pour toucher mon visage ou m’attacher les cheveux. (On n’imagine pas comme ça pénalise le quotidien de ne pas pouvoir utiliser son bras gauche). Ensuite, je pouvais reconduire, presque entièrement bouger le bras et faire la fête, ce qui est plutôt bon pour le moral.

Depuis mardi matin, j’ai constaté une bosse inhabituelle dans mon coude. En temps normal, on voyait à travers la peau la barre de fer, les vices et les broches, surtout lorsque je pliais le bras car la peau du coude est très fine. Mais là, ça ressortait beaucoup plus et pas comme d’habitude, ça faisait vraiment une pointe. Je bouge un peu le bras pour voir, et j’avais perdu beaucoup de mobilité. Je n’arrivai plus à me toucher le visage, ni même l’épaule. Vous vous en doutez, c’est la péripétie numéro quatre. La journée s’est organisée entre kiné, médecin, radios et le lendemain rendez-vous avec le chirurgien. Le verdict est tombé, une broche ressort de l’os et se tord… On me réopère mardi. D’après lui l’os est consolidé du coup, ils peuvent tout retirer maintenant et non en octobre. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Du coup, j’en suis là, à me faire réopérer mardi et à repartir du début entre agrafes, bleu et mal de bras. Cette fois-ci par contre, pas d’attelle c’est déjà ça.

Coté cicatrice tout en sachant que l’on allait la réouvrir, j’en ai quand même bien pris soin. Je me suis dit que si elle se voyait le moins possible, le fait de la réouvrir aggraverait mois les dégâts. J’ai acheté en pharmacie un crème solaire indice 100 (vendu uniquement sur commande), je protège la cicatrice lorsque je m’expose au soleil et je masse tous les jours avec des crèmes spéciales elles aussi vendu en pharmacie. Mon kiné me fait aussi des séances de CelluM6, une machine qui recrée les mouvements du roulé palpé, initialement pratiquée pour diminuer la cellulite. Utilisée sur une cicatrice, ça permet une meilleure cicatrisation. Je ne me doutais pas que l’on allait me réouvrir si tôt et la cicatrice est encore très visible et rouge au bout de deux mois. Surtout que la peau du coude est une peau spéciale qui guerre très mal.

Je vous avoue que savoir qu’ils vont réouvrir toute la cicatrice m’angoisse. J’ai peur que ça devienne un vrai massacre si je peux dire. Je me préoccupe beaucoup de la “beauté” de ma cicatrice. Surtout que je pars bientôt en vacances au soleil et qu’il va vraiment falloir que je fasse attention pour qu’elle ne prenne pas le soleil, sinon elle ne sera vraiment pas jolie. Je n’ai absolument pas envie d’avoir toute ma vie une cicatrice horrible sur le bras gauche. Je sais que ce n’est pas une partie que l’on regarde chez une femme, mais tout de même, c’est une grosse marque que j’aurais à vie. J’alterne donc entre plusieurs crèmes spécialisées, le CelluM6 et aussi des patchs de silicone. Ci, ça vous intéresse dites le moi et je vous écrirais un article pour vous détailler les crèmes et soins que j’utilise pour diminuer la cicatrice. Peu de gens en parlent, mais une cicatrice peu devenir un vrai complexe, alors autant essayer de l’atténuer au maximum.

Il n’y a pas de vraies fins à l’article hormis que j’en suis là, à me faire réopérer mardi. J’avais juste envie de tout vous expliquer et d’un peu me confier. Je suis sure qu’une autre péripétie va pointer le bout de son nez et que vous entendrez encore parler de ce bras.

 

En attendant mon heure ;), je vous laisse, en vous épargnant les photos, votre imagination suffie.

Je vous souhaites une bonne journée mes petits loups 🙂

 

 

Photos @clementdietz

2 thoughts on “Confidences // Les péripéties sur mon bras”

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